145 jours avant la COP21 : les citoyens mauriciens sensibles aux questions du dérèglement climatique

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Le 6 juin dernier se tenait le Débat citoyen planétaire sur le climat et l’énergie, piloté par la Plateforme Citoyenne. Organisé le même jour dans différentes régions du monde, ce débat a permis d’apporter un éclairage de l’opinion publique sur les enjeux de la Conférence Paris Climat qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015. L’opinion publique a aujourd’hui conscience que le dérèglement climatique n’épargnera personne.

Cinq thématiques ont ainsi permis aux citoyens mauriciens de s’exprimer sur : l’importance de lutter contre le dérèglement climatique, les outils utilisés pour cette lutte, les négociations des Nations Unies et les engagements nationaux, l’équité et le partage des efforts, et faire des promesses en faveur du climat et les tenir.

A Maurice, 77% des 92 participants se déclarent très préoccupés par les conséquences du changements climatique et 87% d’entre eux perçoivent les actions de lutte contre le dérèglement climatique comme une opportunité d’améliorer leur condition de vie. 77% considèrent d’ailleurs que le monde devrait décider à Paris de faire tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir le réchauffement climatique en-dessous du seuil des 2°C. Pour beaucoup, il s’agit à la fois d’une responsabilité mondiale (66%) et d’une responsabilité des citoyens et de la société civile (79%). Aujourd’hui, les mauriciens sont sensibles à ces questions et se mobilisent. Plusieurs actions sont déjà menées localement. 90% des citoyens présents lors du débat pensent que Maurice devrait prendre des mesures pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, même si d’autres pays n’en prennent pas.

Ainsi, 68% sont pour un subventionnement des énergies à faible émission de carbone (éolienne, solaire, marine, géothermale), 44% pour un soutien pour la recherche et le développement des énergies à faible émission, et 25% pour la création de nouvelles institutions et pratiques, comme l’investissement dans les systèmes de transport public ou la consommation de produits alimentaires locaux. Enfin, pour permettre de réduire les émissions, 89% jugent qu’il faut instaurer des programmes éducatifs sur le changement climatique destinés au grand public, et 54% estiment qu’il faut avant tout protéger les forêts tropicales.

Dernière modification : 09/07/2015

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