Les relations franco-mauriciennes

Relations politiques

Voisine par La Réunion, la France entretient des relations fortes et de qualité avec Port-Louis.
La seule ombre sur nos relations, le différend de souveraineté sur l’îlot de Tromelin, est en voie de dissipation grâce à la signature, le 7 juin 2010, d’un accord bilatéral novateur de cogestion sectorielle, portant principalement sur les ressources halieutiques. Cet accord est en cours d’examen par le Parlement français.
Depuis 2009 et sur insistance de la France, les ressortissants mauriciens sont dispensés de visa de court séjour pour entrer dans l’espace Schengen. En outre, les ressortissants mauriciens sont exemptés de visa de court séjour pour entrer et séjourner à la Réunion et à Mayotte.

Relations économiques

Chiffres clés de l’économie mauricienne en 2015  :
Population : 1,3 million
PIB : 12,6 Mds USD
PIB/Habitant : environ 9 700 USD
Taux de croissance : 3,4%
Taux d’inflation : 2%
Taux de chômage : 8%


La France participe de près au développement de Maurice grâce au volume de ses échanges commerciaux, de ses investissements directs, de son aide bilatérale et à la présence de nombreuses filiales.

Pour Maurice, la France est :

  • le 3ème partenaire commercial (4ème client après le Royaume-Uni, les Emirats Arabes Unis et les Etats-Unis et 3ème fournisseur après l’Inde et la Chine). En 2015, le montant cumulé des échanges a représenté 614 M EUR, avec un volume d’exportations de 344 M EUR et un montant d’importations de 270 M EUR (soit un excédent de 74 M EUR). Les secteurs concernés sont très divers ; pour des ventes françaises, on peut notamment citer les produits agroalimentaires, les articles électriques et électroniques, des machines et équipements pour l’industrie, les produits pharmaceutiques et chimiques, les matériels de santé, des articles d’habillement, les cosmétiques, les automobiles, etc. Pour les achats, la France importe principalement de Maurice des produits textiles et d’habillement, des produits agroalimentaires, des matériels à usage médical, des articles de bijouterie, du sucre, de la maroquinerie.
  • le 1er investisseur étranger  : plus de 170 filiales françaises, souvent implantées depuis de nombreuses années, font partie du paysage économique mauricien : la grande distribution, le BTP, les télécommunications, les hydrocarbures, la production d’électricité, les TIC, la formation, la transformation du poisson, le tourisme, les services bancaires, etc. Cette proximité et cette confiance entre les deux pays s’illustrent dans l’importance des investissements directs français à Maurice. Selon la Banque de Maurice, la France était le 1er investisseur étranger en 2015 (9 premiers mois) avec 65 M EUR, devant l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni.
  • le 1er pourvoyeur de touristes de l’île avec 398 000 visiteurs en 2015, soit 35% du total des arrivées à Maurice (loin devant le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud), dont 254 000 en provenance de la métropole et 144 000 originaires de la Réunion.


Il convient de mentionner le soutien au développement que la France apporte à Maurice, via à l’Agence Française de Développement. Principalement dans la mise à niveau des infrastructures et la modernisation du secteur productif, et ce dans une optique de développement durable. L’AFD a engagé plus de 400 M EUR à Maurice depuis la reprise de ses activités dans le pays en 2006. A noter que PROPARCO, filiale de l’AFD dédiée au secteur privé, est active à Maurice depuis 2009.

Enfin, la proximité géographique de la Réunion, située à moins de 45 mn par avion (environ 150 km), encourage les sociétés françaises présentent dans cette région ultramarine à renforcer leurs liens avec les entreprises mauriciennes. Des « Rencontres du Développement Durable » sont organisées, chaque année depuis 2012, entre les opérateurs économiques des « îles sœurs ».

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Note sur les échanges commerciaux France - Maurice en 2015
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Note sur les échanges commerciaux France-Maurice au 1er semestre 2016
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Coopération culturelle, scientifique et technique

Du fait notamment de la proximité géographique de « l’île sœur » de La Réunion, les relations historiques, culturelles et humaines sont anciennes et riches. Maurice est sans doute le pays le plus francophone et francophile de la zone : la francophonie y est « naturelle » et y progresse (le créole, véritable ciment de la société mauricienne, étant dérivé du français) grâce à l’image de la France qui y est très bonne.

Le 11 mai 2010, a été inauguré par le Prix Nobel de Littérature franco-mauricien, Jean-Marie-Gustave Le Clézio, le nouvel Institut français de Maurice (I.F.M), construit sur un terrain de Rose Hill mis à disposition par les Mauriciens. Cette ambitieuse réalisation véritablement partenariale devrait permettre de conforter l’influence et la culture françaises à Maurice, en direction notamment des étudiants.

L’Institut français de Maurice constitue une brillante vitrine de la France contemporaine. Son bilan est largement positif : 2.604 lecteurs inscrits (+67% par rapport à mai 2010) ; un public jeune : 65% des lecteurs ont moins de 25 ans ; 126 508 prêts contre 83 665 en 2009 (+ 51%) ; la coexistence avec l’Alliance française (considérée davantage comme une école de langue) n’étant pas perçue comme allant de soi, les deux établissements approfondissent encore leur complémentarité.

En janvier 2011, deux accords ont été signés avec Maurice, l’un ayant pour objet de promouvoir une coopération reposant sur un transfert de technologie et de savoir-faire vers les institutions mauriciennes dans le domaine de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, et de l’urbanisme durable, l’autre portant sur la Coopération régionale entre Maurice et la Réunion et qui s’appuie notamment sur des échanges d’experts entre les deux pays.

Dernière modification : 10/10/2016

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