Rencontre avec Meiya, gagnante du concours d’écriture lancé par l’astronaute Thomas Pesquet à la Résidence de France

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L’Ambassadeur de France à Maurice, Monsieur Gilles HUBERSON, a invité à déjeuner ce jeudi 11 mai à la Résidence de France, Meiya, élève en classe de quatrième au Lycée La Bourdonnais afin de la féliciter de sa réussite au concours d’écriture lancé depuis l’espace par l’astronaute Thomas Pesquet.

Meiya, âgée de 13 ans, est la plus jeune lauréate dans la catégorie « internationale ». Elle a terminé dans les 10 premiers sur 8400 participants au concours. Son texte a été lu par l’astronaute dans l’espace, et elle a par ailleurs remporté un voyage à Paris en octobre au cours duquel elle aura l’occasion de le rencontrer.

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Ce déjeuner a été aussi l’occasion de réunir les personnes qui l’ont soutenue : sa mère, Madame Lillka CUTTAREE, le proviseur du Lycée La Bourdonnais et sa professeure de français Madame Marie-Anne VEERZDAWMY. Pour concourir, les candidats devaient écrire un nouveau chapitre du Petit Prince, conte philosophique d’Antoine de Saint-Exupéry.

Son texte, retenu parmi les 8400 autres, est le suivant :

La huitième planète était d’une taille raisonnable mais ce qui la rendait magique était l’extraordinaire pluie d’étoiles filantes qui comblait le ciel. Ces étoiles étaient la seule source de lumière de la planète ; celle-ci étant plongée dans une obscurité totale. Le Petit Prince, s’assit sur le doux tapis de fleurs qui couvrait la planète, tout en se demandant si elle était habitée. Il aperçut alors un personnage aux longs cheveux ébène qui lui parut à première vue effrayant :
« Bonjour, qui êtes-vous ? demanda poliment le Petit Prince.
- Je suis une femme musicienne.
- Une femme ? demanda le Petit Prince étonné.
- Une femme c’est tout simplement un homme qui est différent, répondît-elle d’une voix affectueuse.
- Pourquoi dites-vous que vous êtes « différente » ? Tout ce qui est différent devient rare et unique. Moi, j’ai une rose et elle m’a dit qu’elle est unique au monde, qu’il n’en existe nulle part, sauf sur ma planète, et qu’un petit mouton peut l’anéantir d’un seul coup, dit le Petit Prince. Avez-vous peur des moutons ?
- Je suis différente car mon existence dépend de celle des autres.
- Pourquoi vivez-vous dans le noir ? Et avez-vous peur des moutons ? répéta le Petit Prince.
- Vivre dans le noir me permet de sentir les belles choses et d’oublier mes peurs.
- Que faites-vous ? demanda le Petit Prince.
- J’écrase des étoiles filantes pour faire de la musique.
- De la musique ? demanda le Petit Prince avec un regard pétillant.
- Oui. Ce mélange aide mon saxophone à jouer. Cette musique couvre les cris des hommes qui possèdent tout et qui choisissent de se plaindre. J’oublie ainsi la laideur du monde et cela me rend heureuse, répondît la femme.
- Vous connaissez le roi, le géographe, le businessman, le buveur et le vaniteux ? demanda le Petit Prince.
- Oui, je me suis occupée d’eux enfants. Mais ils ont grandi et m’ont oublié. Alors je confectionne des bonbons pour que d’autres enfants s’intéressent à moi. Cela me suffit.
- Voilà un métier fascinant. Tu es une chercheuse de bonheur ! s’exclama le Petit Prince.
- Tu as surement raison, répondit gaiement la femme.
Une comète traversa la planète, la femme prit alors sa poussière d’étoiles et son saxophone et s’envola pour une nouvelle planète. Le petit prince sut que c’était le moment de partir : « Et je compris alors que toutes les grandes personnes ne sont pas étranges. Certaines n’arrivent peut être pas à se faire aimer mais peuvent faire de belles choses avec le cœur », se dit le Petit Prince d’un ton mélancolique.

Dernière modification : 11/05/2017

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